| Lorsque le « Safari-lumière »
(promenades en lumière et en animation sur
les plus beaux sites du territoire) qui avait rythmé
les étés des années 90 s’est
arrêté, les élus ont demandé
à Culture & Patrimoine de réfléchir
à une manifestation susceptible de prendre
le relais.
La réflexion fut alors fondée sur plusieurs
postulats :
se
servir du principe utilisé pour le safari-lumière,
c’est-à-dire concerner toutes les communes
qui souhaitent s’allier et travailler à
une nouvelle manifestation d’ampleur,
donner
du sens à la manifestation,
rendre
pérenne cette manifestation dans le temps,
utiliser
le patrimoine du magazine du Petit Echo de la Mode
qui relate dans ces pages plus d’un siècle
d’évolution des mœurs et de la
vie quotidienne,
confronter
les modes des différentes décennies
pour donner du sens à une réflexion
profonde sur l’évolution des sociétés
au cours du temps et ce qui motive ces évolutions.
Ainsi est née l’idée du «
Festival des modes » qui fait se côtoyer
l’évolution du discours politique, le
progrès de l’électroménager,
les conseils d’éducation des enfants
mais aussi les façons de se nourrir, de parler
de ses sentiments, de se confronter à l’évolution
de la publicité, etc.
Chaque commune met en scène avec les organisateurs
une décennie de son choix, ses moyens de transport,
ses habitudes, ses métiers, son contexte politique,
son urbanisme, sa façon de concevoir la fête,
ses menus, sa musique…
Peuvent être organisées en parallèle
expositions et conférences.
Le festival se termine par le « rassemblement-confrontation
» de ces époques et prend ainsi tout
son sens.
Nous avons imaginé que, comme pour le «
safari-lumière », le final ait lieu sur
toutes les places de Châtelaudren, le visiteur
pouvant ainsi voyager dans le temps d’une place
à l’autre, quitter l’orphéon
et ses valses de la place du Maillet pour la foire
aux cochons, traverser les bords de l’étang
des guinguettes d’avant-guerre et arriver dans
une Dauphine Renault place du Leff ou quelques guitares
électriques à paillettes font twister
quelques blousons noirs.
On se demande vraiment quel monde nous prépare
cette jeunesse-là !
En 2005, l’accueil du rallye de véhicules
anciens voulait être la pierre fondatrice du
festival.
2006 sera-t-elle l’année de la première
édition ? |