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Eléments
d’Histoire du Petit Echo de la Mode et des Editions
de Montsouris
Les débuts
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| Les réussites commerciales ont souvent
leur origine dans une idée simple : c'est le
cas de celle du périodique féminin.
Après le Second Empire, les débuts de
la civilisation industrielle et le développement
de l'instruction éveillèrent des besoins
familiaux. C'est pour les satisfaire que fut fondé
en 1880 « Le Petit Echo de la Mode ».
Il succède, en fait, au « Petit JOURNAL
de la Mode » créé l’année
précédente, déficitaire (il ne
tire que quelques milliers d’exemplaires) et
racheté par Charles Huon de Penanster.
Le titre devient « Petit Echo de la Mode ».
La nouvelle formule de ce journal féminin et
familial, résolument pratique, marque la naissance
d'une nouvelle forme de presse. Elle est aussi le
point de départ d'une très grande entreprise
d’édition.
Charles Huon de Penanster, son épouse Claire
Le Roux qui sera l’âme du magazine et
Emmanuel Ferré, ami et associé de la
première heure, s’adressent ainsi aux
mères de famille qu'aucun journal ne touche
jusqu'alors et « Le Petit Echo de la Mode »
se développe rapidement, dirigé par
Philippe Orsoni qu’accompagne une rédactrice
en chef virtuelle créée pour l’occasion
: la baronne de Clessy. Son tirage passe de 5.000
à 100.000 exemplaires après l'insertion
d'un roman-feuilleton, imprimé sur pages détachables
et reliables. En 1893, l'encartage d'un patron gratuit
le fait monter à plus de 200.000 exemplaires.
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| En 1902, l'entreprise, qui comprend la branche
« éditions » et la branche «
imprimerie », se transforme en « Société
anonyme du Petit Echo de la Mode ». Elle achète
rue Gazan dans le XIVème arrondissement de
PARIS, le long du parc Montsouris, un terrain de 5
000 m2 où s'élève bientôt
le siège social de la Société.
C’est aussi l’année de la mort
de Charles de Penanster. Emmanuel Ferré devient
président de la société et un
jeune avocat breton, Jean Des Cognets est embauché
comme chef de publicité et deviendra vite sous-directeur.
L'affaire occupe alors 480 personnes et le journal
tire à 400.000 exemplaires.
Pendant la guerre de 1914-1918, il semble que l’entreprise
se soit repliée à Nantes pour quelques
semaines avant de revenir à Paris.
En 1920, elle se réorganise. Deux administrateurs
délégués sont nommés :
Charles-Albert de Penanster, fils du fondateur et
Léon Berteaux, directeur honoraire du journal
« la Croix », vieux routier de la presse.
Jean des Cognets est nommé directeur.
Cet après-guerre prévoit une presse
en plein développement et celui de l’entreprise
est tel qu’il faut s’agrandir. Les années
20 verront la naissance de nombreuses revues dont
Pierrot, Lisette, Mon Ouvrage… et Rustica, la
revue universelle de la vie à la campagne.
Un projet d’agrandissement à Paris voit
le jour mais son permis de construire est refusé.
Il faut trouver une alternative.
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La décentralisation en Bretagne
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| Plutôt donc que d'agrandir l'imprimerie
de Paris, la direction décide d'en acquérir
une en province. Mais ni vers le Nord, ni vers l'Est,
directions vulnérables à des attaques
allemandes, dans une période traumatisée
par les ravages de la première guerre mondiale.
On leur propose l’achat d’une imprimerie
moyenne en Touraine. La négociation s'engage.
C'est alors que Charles-Albert de Penanster, qui est
conseiller général des Côtes-du-Nord
et qui connaît bien son département,
a une autre idée. Il existe à Châtelaudren
une papeterie qui fonctionne à l'aide d'une
turbine alimentée par un étang. Pourquoi
ne pas la transformer en usine de fabrication de patrons
de couture et en imprimerie ? Cela fournirait du travail
aux gens des Côtes-du-Nord.
C'est ce qui se fait. Comme il faut un spécialiste
de l'imprimerie, l'entreprise recrute Louis Brossard,
l'un des directeurs de l'imprimerie de Touraine avec
laquelle elle négociait. Il vient habiter Châtelaudren
avec sa famille et supervise les travaux de construction.
Charles-Albert de Penanster ne verra pas aboutir le
projet. Il meurt prématurément, après
trois mois de maladie, le 28 février 1923.
Il laisse orphelins quinze enfants dont la plus jeune
n'a que 10 jours. L'aîné, Pierre, a vingt
ans. Le deuxième fils, Charles-Marie, dix-huit
ans et demi.
Le conseil de famille décide que Pierre assurera
la continuité bretonne à Kergrist (en
Ploubezre, au sud de Lannion) et que Charles-Marie,
qui prépare « l'Agro » en vue d'entrer
aux « Eaux et Forêts », interrompra
cette spécialité pour intégrer
la faculté de droit et devenir administrateur
du Petit Echo de la Mode, à Paris.
Ce poste inclut la supervision de l'usine de Châtelaudren.
Charles-Marie y vient souvent ; d'autant plus qu'il
épouse en 1930 Jacqueline de Pluvié
dont la famille réside à Saint-Quay-Portrieux,
à quelques kilomètres de Châtelaudren.
Il est conseillé par sa grand-mère,
veuve du sénateur, et par Léon Berteaux.
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Un considérable éditeur
de presse
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| En 1955, « Le Petit Echo de la Mode »
raccourcit son titre en « Echo de la Mode ».
Son tirage est alors l'un des plus importants de la
presse française.
A partir de 1950, une nouvelle expansion industrielle
devient nécessaire.
En 1954, la société achète, à
11 km de Paris, un terrain de 4 hectares à
Massy-Palaiseau (Seine-et-Oise) et y construit une
imprimerie offset. Inaugurée en 1957, celle-ci
peut être considérée comme un
modèle du genre.
En 1963, les actions « Editions de Montsouris
» sont introduites à la Bourse de Paris.
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Des activités diversifiées
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| A l'Echo de la Mode, publication pilote du groupe,
les Editions de Montsouris ont donc ajouté
successivement d'autres publications périodiques,
ainsi que des almanachs, des collections de librairie,
un important service d'édition de patrons de
couture et divers services demandés par la
clientèle.
La Société, assurant elle-même
l’impression et le brochage de ses publications,
a été conduite à ajouter à
son activité principale d'éditeur celle
d'imprimeur. Elle imprime ses propres publications
et assure quelques travaux de clientèle extérieure
sélectionnés. Aussi rencontre-t-on aujourd'hui
au sein des Editions de Montsouris trois grands secteurs
d’activité :
l'édition
de publications périodiques,
l'édition
de livres et patrons de couture, complément
direct de la publication de journaux,
l'impression
et le brochage des publications de la maison, ainsi
que de périodiques extérieurs.
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D'excellents supports de publicité
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| Les publications des Editions de Montsouris se
caractérisent par leur esprit familial, leur
caractère pratique, leur tolérance confessionnelle
et politique, sans toutefois jamais abdiquer une influence
saine. Ceci, ainsi que leur important tirage, en font
des supports de publicité de premier ordre.
Avant de les étudier en détail, il est
nécessaire de préciser quelques notions
fondamentales
en matière de presse.
La valeur d'un journal comme support de publicité
dépend de plusieurs critères : le tirage
exprimant le nombre d'exemplaires imprimés
et la diffusion qui peut se traduire soit par le nombre
d'exemplaires vendus, soit par le nombre de lecteurs
par parution. De plus, les annonceurs savent apprécier
la fidélité d'un public à son
journal, ainsi que la confiance et l'estime qu'il
lui accorde, lesquels s’étendent au message
publicitaire.
Le nombre d'exemplaires vendus représente
le total de la vente au numéro et de la vente
par abonnements. Il est calculé chaque année
par un organisme officiel de contrôle, l'O.J.D.
(Office de Justification de la Diffusion), qui a accès
à tous les registres.
D'autre part, dans ce milieu familial, une même
publication est lue par plusieurs personnes. Ce nombre
réel de lecteurs fait l'objet d'études
rationnelles par des organismes spéciaux tels
que le C.E.S.P. (Centre d’Etude des Supports
de Publicité) qui procède périodiquement
à des enquêtes de marché en fonction
de l'âge, de la catégorie socioprofessionnelle,
du niveau d'instruction, de l'habitat, de l'équipement
du foyer, etc.
De tels renseignements sont précieux pour qui
veut étudier la valeur d'un support. Ils permettent
de situer exactement les différentes publications
des Editions de Montsouris.
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Les Publications des Editions
de Montsouris en 1965
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Les Editions de Montsouris et la
publicité
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| Avec 30 millions de francs en 1964,
la publicité représente 37 % du chiffre
d'affaires de la firme et 52% de son département
« édition de périodiques ».
Cette publicité est assurée directement
par l'entreprise qui est l'un des rares éditeurs
de journaux à n'avoir pas concédé
à des tiers sa régie publicitaire.
Ces périodiques constituent des supports appréciés
des annonceurs en raison de leur diffusion en profondeur,
de leur coefficient de circulation et de l'autorité
qui s'attache à tout ce qui sort de «
la rue Gazan ».
L'impression en couleurs, les pages shopping, les
messages d'information économique ou le carnet
d'adresses Echo, véritable vitrine de présentation,
constituent autant de ressources mises à la
disposition des annonceurs.
Ainsi une offre spéciale publiée une
seule fois dans l'Echo de la Mode (une jupe offerte,
sans obligation d'achat, aux futures mamans enceintes
de 3 à 6 mois) a provoqué 17 000 demandes.
C'est dire le rendement de telles annonces.
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Patrons de couture et petite librairie
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| La création et la vente de patrons de couture
sont le complément direct de la publication
de journaux féminins. Surtout lorsque ceux-ci
s'adressent à une clientèle de mères
de famille et maîtresses de maison capables
de travailler elles-mêmes et s'intéressant
à leur intérieur.
La Société des Editions de Montsouris
est de loin la première productrice de patrons
de couture de France. Six cents modèles environ
sont créés chaque année sous
les marques de Patrons-Modèles et Patrons de
Paris. Le nombre vendu chaque année tant par
les Editions de Montsouris que par la S.E.P.I.A.,
Société filiale, s'élève
à 4 millions d'unités environ, soit
plus de la moitié du marché français.
La Société édite également
des albums de patrons.
Les livres ont un caractère plutôt pratique
que proprement littéraire ou romanesque : «
La cuisine familiale », « Le guide pratique
de l'éducation », « Le guide de
la correspondance ».
Montsouris édite aussi les ouvrages de la collection
Rustica traitant du jardinage, du petit élevage
et de la pêche, etc.
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Etat de l’équipement
industriel en 1965.
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| Capital social : |
16 895 700 F en 1965 |
| Chiffre d'affaires 1964 : |
82 000 000 F |
| Superficie construite : |
50 000 m2 |
| Capacité de stockage : |
8 000 tonnes de papier |
| Consommation mensuelle : |
20 tonnes d’encre, 2 200 tonnes de papier |
| Effectif total : |
1 860 personnes |
| Implantation : |
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| à Paris |
1, rue Gazan Paris14e arrondissement : 750 personnes
(direction, administration, rédactions,
laboratoire photo, atelier de composition, salon
de vente)
6, rue d'Isly à Paris, salon de coupe et
de vente de patrons et d’ouvrages de dames, |
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à Massy
(Seine et Oise) |
176, route de Paris, 960 personnes, imprimerie
offset, |
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à Châtelaudren
(Côtes-du-Nord) |
150 personnes, imprimerie de typographie
et fabrication de patrons de couture.
Il semble que l’entreprise ait accueilli
dans des périodes d’exceptionnelles
activités d' après-guerre plusieurs
dizaines d’intérimaires qui grossirent
notablement l’effectif. |
Entreprise complète, la Société
des Editions de Montsouris assure elle-même,
nous l'avons vu, l'impression et le brochage de ses
publications
L'imprimerie est répartie en trois usines.
La plus ancienne, à Paris 14e assure la composition,
Massy assure le tirage, le brochage et les expéditions.
L'usine de Châtelaudren fabrique les patrons
de couture et exécute des travaux d'impression
en typographie tant pour le siège que pour
une clientèle d'éditeurs de livres et
de travaux d'imprimerie. Elle permet à ses
clients parisiens de bénéficier de tarifs
provinciaux intéressants.
L’usine de Massy est magnifiquement équipée
en rotatives, machines à feuilles et encarteuses.
Les ateliers de photogravure et de sélection
des couleurs permettent désormais de réaliser
un tirage d'extrême actualité (tels que
« L'Express » hebdomadaire) .
Son ensemble de quatre rotatives offset constitue
un puissant outil industriel.
La brochure est équipée notamment de
deux assembleuses Shéridan.
A elles seules, elles effectuent l'assemblage, le
collage, la pose des couvertures et le massicotage
sur trois côtés. De l'alimentation en
cahiers à la sortie des ouvrages terminés,
chacune mesure 42 mètres. Elles délivrent
par exemple 120 exemplaires de « Marie-Claire
» par minute, 240 de « Sélection
du Reader’s Digest ».
Les principaux clients extérieurs représentent
20 % du chiffre d'affaire de la firme.
Parmi eux, « Sélection du Reader’s
Digest» avec son tirage mensuel de près
de 1 500 000 exemplaires, « L'Express »
hebdomadaire, « Marie-Claire » pour une
partie du brochage, « Télé 7 jours
», etc.
L'imprimerie de Massy reçoit chaque année
la visite de nombreux techniciens de la presse et
de l'édition, venus de France et de l'étranger.
C’est ainsi que l'on construit dans la banlieue
de Moscou une imprimerie exactement calquée
sur celle-ci.
Sur le plan de l'édition, l'ensemble des publications
atteint un public très fidèle et largement
réparti. Les annonceurs apprécient la
valeur de ces périodiques comme supports de
publicité.
Sur le plan de l’impression en offset la société
dispose en 1965 d'une puissance industrielle efficace
grâce à son matériel moderne et
de rendement élevé.
Le modeste « Petit Echo de la Mode » de
1880 est devenu par le travail de trois générations,
une vaste entreprise d'édition et d'impression
qui fait honneur à l'activité industrielle
française.
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La fin d’un empire de presse
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| Les installations techniques ultramodernes de
l’imprimerie de Massy laissent à penser
qu’un nouveau pari de développement est,
sinon gagné, du moins bien engagé.
Il n’en est rien.
La rapidité du progrès technique dans
l'offset oblige chaque année à réaliser
des investissements coûteux.
La direction de l’époque veut tout régler
par autofinancement, sans recours aux banques, pour
que l'affaire reste le plus longtemps possible aux
mains des descendants des deux fondateurs, les investissements
à Massy se font au détriment de ceux
dans les publications et dans la modernisation de
Châtelaudren.
La Compagnie financière de Suez, que la direction
a fait entrer dans le capital de Montsouris en 1963,
ne se préoccupe pas de Châtelaudren,
bien que l'ingénieur Jean-Pierre Mercier, ami
de Georges Boisson, y ait été nommé
directeur en 1962. Il désire remplacer les
linotypes au plomb par des photocomposeuses à
film.
Durant l'été 1964, Jacques May, à
l'occasion de son 80e anniversaire, cède à
Charles-Marie de Penanster la présidence de
la firme dont les recettes sont en diminution. Charles-Marie
de Penanster doit lui-même subir deux opérations
chirurgicales. En décembre 1965, Suez impose
Pierre Beytout pour lui succéder à la
présidence. Celui-ci fait un seul voyage à
Châtelaudren et en revient peu encourageant.
Pierre Beytout critique sévèrement la
politique financière de son prédécesseur
: "Pour moderniser sur place cette usine,
il faudrait des crédits dont l'entreprise ne
dispose plus. La direction précédente
a mené une politique malthusienne. Au lieu
de faire appel à des banques ou à des
groupes de presse pour le développement de
Montsouris, elle a épuisé les fonds
propres au profit de la seule imprimerie de Massy.
Elle a laissé dépérir nos journaux
qui étaient la raison d'être de l'entreprise
et négligé Châtelaudren. Maintenant
il est bien tard".
L'année 1968 frappe les Éditions de
Montsouris de deux autres coups durs. En juin, les
accords de Grenelle, qui imposent de fortes hausses
de salaires, obligent à augmenter le prix des
journaux et les tarifs d'impression, ce qui fait partir
une partie de la clientèle.
Puis, en octobre, la publicité est introduite
à la télévision. Des annonceurs
de produits de grande consommation (huiles, yaourts,
cosmétiques, détergents) déplacent
leur budget de la presse familiale vers ce nouveau
support de publicité. En 1963, les recettes
de publicité des publications de Montsouris
sont en forte baisse.
Pierre Beytout vend le département des patrons
de couture puis, en juin 1970, les principales publications.
Quatre cent cinquante personnes sont licenciées
au siège, à Paris.
Ensuite, l'imprimerie de Massy connaît la crise
générale de l'imprimerie de presse.
Charles-Marie de Penanster meurt en novembre 1972.
Sur la filiale bretonne, Georges Boisson a dit : "Les
ateliers de Châtelaudren ont été
dépassés par le progrès technique.
Mais cette imprimerie est une belle aventure. Elle
a su constituer une clientèle fiable. Elle
mériterait d'être reconstruite à
neuf dans la région, à Trémuson
ou ailleurs".
C'est ce qui a été réalisé
: une usine moderne a été construite
dans la zone industrielle de Plouagat, à deux
pas de Châtelaudren.
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Epilogue de l’aventure du
Petit Echo de la Mode.
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| En 1970, l'Echo de la mode est vendu aux Editions
UNIDE et continue de paraître sous ce titre
et en 1976, les lectrices peuvent lire l’éditorial
suivant dans le magazine du 3 septembre :
Vous avez pu constater depuis quelques semaines
des similitudes entre l’Echo de la Mode et Femmes
d'Aujourd'hui, et certaines d'entre vous nous ont
écrit pour nous exprimer leur étonnement.
Nous vous devons donc une explication, la voici :
les circonstances économiques ont obligé
ces deux publications à « s'unir pour
tenir», ce qui entraîne évidemment
une unification progressive de leurs rubriques.
Les deux équipes de rédaction travaillent
donc ensemble pour réaliser ces deux journaux
jumeaux.
Pour celles d'entre vous qui liriez les deux, il est
donc évident qu'elles seront amenées
à choisir l'un ou l'autre.
Ces journaux, bien que différents, ayant toujours
eu le même souci d'être pour leurs lectrices,
utiles, pratiques et distrayants à la fois,
nos efforts unis réussiront, nous l'espérons,
à réaliser le journal que vous désirez.
Nous-mêmes, ici, ferons de notre mieux pour
garder à votre journal l’esprit «
Echo » qui a créé entre vous et
nous des liens si amicaux, si chaleureux et nous espérons,
de tout notre cœur, vous compter toujours parmi
nos amies.
Signé : La direction.
Fin 1976, les lectrices purent lire l’éditorial
suivant dans l’Echo de la Mode du 29 décembre
au 4 janvier 1977 :
Chères amies lectrices,
Nous vous avions annoncé en septembre dernier
que Femmes d'Aujourd'hui et l’Echo de la Mode
unissaient leurs destinées. Vous ne serez donc
pas étonnées de voir à partir
de cette semaine leurs titres associés sur
la couverture de votre journal.
De part et d’autre, nos journaux s'étaient
donnés pour objectif principal de vous apporter
une information complète, lucide, utile ; de
créer pour vous chaque semaine un magazine
agréable, pratique et digne de confiance. Il
était donc logique que nos chemins se croisent.
Cette association des rédactions, cette mise
en commun des idées, des efforts et des moyens,
a bien évidemment décuplé nos
forces.
Nous sommes, désormais, le plus grand
hebdomadaire de la presse féminine familiale
et nous sommes fières de l'être. Nous
pensons en effet que cet accroissement de notre puissance
constitue pour vous et pour nous une garantie supplémentaire
du maintien de la qualité et du dynamisme auxquels
vous étiez habituées.
Le monde change, vos préoccupations aussi
;
votre abondant courrier en témoigne. Ces lettres,
vos lettres, nous les souhaitons encore plus nombreuses
que par le passé car elles maintiennent le
dialogue, elles guident notre action et nos efforts.
Plus que jamais nous sommes à l'écoute
de vos souhaits, de vos critiques, de vos désirs,
Ecrivez-nous, beaucoup, souvent, longuement.
Tel est notre vœu le plus cher au seuil de l’année
1977.
Le 4 mai 1984, « Mode de Paris »,
racheté à son tour par Femmes d’Aujourd’hui
remplace l’Echo de la Mode en sous titre à
la une du magazine.
Mode de Paris disparaîtra à son tour
de la une en mai 1987.
L’imprimerie de Châtelaudren,
héritière d’une aventure éditoriale
centenaire, reste le seul vestige de l’empire
de presse créé grâce au Petit
Echo de la Mode.
Loin de toute nostalgie passéiste, Culture
& Patrimoine continue de faire vivre ces bâtiments
en témoignant de toutes les modes au présent.
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