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Découverte des lieux | Bretagne - Paris | Le site de Châtelaudren | Bâtiment du Petit Echo de la Mode| Patrimoine national
 

De Paris en Bretagne

 

Construction du bâtiment 1924

 

Vue aérienne du Petit Echo de la Mode.

 

Une du 21 juin 1925.

Lorsqu’au sortir de la première guerre mondiale, la création de la filiale bretonne de Châtelaudren est envisagée, la maison d’édition a considérablement évolué.

Le succès du Petit Echo de la Mode a été immédiat : il tire à
100 000 exemplaires dès 1887 avec l’encart du roman feuilleton détachable puis 210 000 en 1893 avec celui du patron de couture découpé et gratuit.

En 1895, Charles de Penanster et son associé de la première heure, Emmanuel Ferré, deviennent leur propre imprimeur. Ils installent leur première rotative rue de la Sablière, bientôt suivie de dix autres machines qui travaillent aussi pour l’extérieur (Veillées des Chaumières, Galeries Lafayette).
Lorsque le fondateur meurt, en 1902, Le Petit Echo de la Mode et sa maison d’édition viennent tout juste de s’installer durablement dans un vaste ensemble, rue Gazan, face au Parc Montsouris.

Le personnel comprend alors 477 employés. Le Petit Echo de la Mode a, en France et à l’étranger, plus de 3 000 correspondants directs chargés de sa diffusion, il comporte seize pages et son tirage est de 400 000 exemplaires !

De nouvelles éditions voient le jour : Lisette (pour les filles) en 1921, Mon ouvrage (tricot et broderie) en 1923, Pierrot (pour les garçons) en 1925, puis Rustica (jardinage, petit élevage, bricolage) en 1928.
Lorsque l’on décide de la première décentralisation industrielle, on se tourne naturellement vers la Bretagne.

Le Petit Echo de la Mode rachète à Châtelaudren une papeterie qui fonctionne à l’aide d’une turbine alimentée par un étang et la transforme en imprimerie et en usine de fabrication de patrons-modèles de couture dont Châtelaudren va devenir la capitale.

L'histoire du Petit Echo de la Mode

 

 

Le choix de Châtelaudren

 

Vue aérienne du Petit Echo de la Mode.

 

Mosaïque du Petit Echo de la Mode

 

Cascade du left

 

Cascade du Petit Echo de la Mode

Châtelaudren est la capitale historique du Goëlo. La fondation de la forteresse remonte au XIe siècle et très vite un prieuré et une ville vont naître à l’abri du château.
Sa situation au croisement de voies importantes de circulation ainsi que sa position privilégiée sur la rivière « le leff » vont favoriser son développement. Elle s’enrichit et devient ainsi une cité de commerce et d’artisanat, dotée d’importantes foires.

La décision d’implanter la filiale du Petit Echo de la Mode à Châtelaudren fut motivée par de multiples raisons. Parmi elles, la hantise d’une nouvelle guerre avec l’Allemagne impose de s’éloigner d’une éventuelle ligne de front et de partir naturellement vers l’ouest de la France.

Rapidement le site de Châtelaudren l’emporte. Charles-Albert de Penanster, petit-fils du fondateur est conseiller général des Côtes-du-Nord et connaît bien son territoire.
Il sait qu’à Châtelaudren, un étang alimente les roues à aubes des moulins à céréales depuis des siècles. En 1866, une papeterie s’est implantée sur le site. Elle fonctionne grâce à une turbine qui bénéficie d’une chute d’eau exceptionnelle (9m de haut) suffisante pour garantir les besoins énergétiques de la nouvelle filiale.
Apporter du travail au département familial semble avoir été aussi un élément pris en compte par les décideurs d’alors, la qualité de la main-d’œuvre locale étant elle aussi reconnue et… moins chère que dans la capitale.
Les travaux de construction des vastes bâtiments s’échelonnent de 1923 à 1925.
Puis ce sera une montée en puissance continuelle jusqu’aux années 1960 ou la filiale comptera plus de 200 employés.
Lorsque le coup de grâce, dans les années 1970, sera porté au magazine devenu « l’Echo de la Mode », et par-delà à la maison-mère et à ses nombreuses éditions, la filiale bretonne -devenue autonome- poursuivra son chemin et survivra, même au cœur de la tourmente.
La quasi totalité de l’électricité qu’elle utilise alors n’est plus dépendante du flux de la rivière et les activités vont progressivement rejoindre une nouvelle unité modernisée à Plouagat, à quelques kilomètres de Châtelaudren.

Lorsqu’en 1989, de nouvelles difficultés menacent l’entreprise d’une fermeture définitive, neuf employés, tous anciens du Petit Echo de la Mode, vont proposer un plan de reprise et créer RotoArmor sous la houlette de Jean-Paul TURBAN, entreprise aujourd’hui ultramoderne et dynamique.
D’autres « anciens » ont aussi « essaimé » à leur tour et continuent de faire vivre une passion acquise au Petit Echo de la Mode, tels Philippe HEYN et Alain SPEYBROCK en créant
SH Imprimeurs à Châtelaudren (puis à Pordic avec Bernard JEGU),
Xavier GUYMARD en créant Chatelcompo.
Les essaimages recensés emploient à eux tous plus de 80 personnes soit presque autant que le dernier effectif du Petit Echo de la Mode ce qui constitue une belle performance.

L'histoire du Petit Echo de la Mode

 

 

 

 

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