Les 6 supermodels qui changent les codes de la mode actuelle

18 décembre 2025

En 1990, le Vogue britannique utilise pour la première fois le terme « supermodel » en légende d’une couverture réunissant Naomi Campbell, Cindy Crawford, Linda Evangelista, Christy Turlington et Tatjana Patitz. Une poignée de mannequins acquièrent alors une renommée comparable à celle des stars du cinéma ou de la musique, bouleversant les codes d’une industrie longtemps dominée par l’anonymat.Trois décennies plus tard, le statut de ces figures a évolué, intégrant diversité corporelle et influence digitale. Le parcours de chaque supermodel reflète les mutations de la mode, entre stratégies de marque, engagement social et conquête de nouveaux territoires médiatiques.

l’ascension des supermodels : comment le mannequinat a bouleversé l’industrie de la mode

La fin du XXe siècle marque une rupture nette. Dans les années 80 et 90, le mannequinat change de visage. Les mannequins deviennent des repères, des identités marquantes qui s’imposent au premier plan. Naomi Campbell, Cindy Crawford, Linda Evangelista, Claudia Schiffer, Kate Moss : ces noms font irruption dans la culture populaire et signent la fin de l’anonymat sur les podiums. Leur présence irradie l’ensemble de la planète mode. Elles ne se limitent plus aux défilés, mais dominent campagnes publicitaires, couvertures de magazines et passages télévisés, captant l’attention d’un public de plus en plus large.

La fashion week de Paris devient le théâtre de ce bouleversement. Chanel, Versace, Yves Saint Laurent se disputent ces nouvelles icônes, propulsées au rang d’ambassadrices. Le mannequin n’est plus un simple relais : il devient moteur, influenceur, force créative et commerciale. Les montants des contrats s’envolent, les agences telles qu’Elite Model Look orchestrent les carrières et dictent, parfois, les tendances futures.

La visibilité s’étend sans limite géographique. Les magazines mode, Vogue, Harper’s Bazaar, Elle, ne se contentent plus d’images figées : ils construisent des identités fortes, des histoires. Les réseaux sociaux et les collaborations multiplient l’exposition, les parfums s’alignent sur cette dynamique. Le supermodel ne suit pas un schéma classique : il façonne l’ambition, l’influence et l’image, de Paris à New York, sans perdre de puissance.

quelles icônes ont marqué l’histoire ? de Naomi Campbell à Kate Moss, des parcours hors du commun

La mode nourrit ses mythes, mais les supermodels en sont devenues les incarnations les plus éclatantes. Naomi Campbell, pionnière, brise les plafonds de verre : première mannequin noire à ouvrir un défilé Prada, muse de Versace, Jean Paul Gaultier et Yves Saint Laurent. Sa détermination et son charisme tracent une voie jusque-là inaccessible à beaucoup.

Cindy Crawford incarne la réussite venue d’outre-Atlantique. Son célèbre grain de beauté finit par symboliser toute une époque, affiché sur les plus grands magazines, du Vogue US aux campagnes Calvin Klein. Elle transporte le mannequinat au-delà des podiums, jusque dans les foyers, et s’impose comme une référence transgénérationnelle, portée par les magazines mode.

Impossible d’évoquer cette époque sans penser à Claudia Schiffer. Sa beauté froide, presque irréelle, fascine. Égérie Chanel, muse de Karl Lagerfeld, elle enchaîne les défilés et s’imprime sur les unes du monde entier. L’Allemagne la salue, la planète mode la consacre, et sa carrière s’étire sur des décennies, accompagnant la mondialisation du secteur.

Puis arrive Kate Moss. Petite taille, silhouette fine, allure androgyne, repérée à seulement 14 ans. Sa campagne avec Calvin Klein la propulse instantanément, pulvérisant les standards de beauté. La fragilité devient un atout, l’audace s’impose. Moss ne se contente pas d’être modèle : elle questionne, elle inspire, elle transforme le mannequinat en force culturelle capable de tout réinventer.

le mannequinat plus size et la diversité : vers de nouveaux standards d’influence

Le mannequinat plus size s’est hissé au centre de la scène, loin des marges confidentielles. Les grandes maisons de mode font désormais appel à ces talents, bousculant les références classiques. Ashley Graham incarne cette avancée. Sa présence en couverture de Vogue prouve que la diversité corporelle s’impose comme une réalité, et non plus un simple slogan marketing. Son parcours, fait de défilés majeurs, de collaborations et d’une influence affirmée sur les réseaux sociaux, inspire tous ceux qui refusent de se plier à des normes restrictives.

Pour donner un aperçu de cette évolution, voici quelques personnalités qui incarnent cette nouvelle dynamique :

  • Paloma Elsesser : muse de créateurs, égérie de nombreuses marques, elle s’impose lors des fashion weeks par son originalité. Grâce aux castings ouverts et à des éditoriaux audacieux, elle redéfinit les critères de sélection et influence la création contemporaine.
  • Les mannequins curvy plus se font de plus en plus présents dans les campagnes, élargissant la notion de beauté et modifiant en profondeur les imaginaires collectifs.

Le changement ne se limite pas à l’apparence. Revendiquer le body positive, c’est aussi défendre toutes les origines, tous les âges, tous les genres. Les grands magazines mode affichent aujourd’hui des couvertures qui assument cette pluralité. Sur les réseaux sociaux, la demande d’une représentation plus large explose, tandis que les mannequins français plus gagnent en visibilité, portés par une audience qui attend une scène plus inclusive. L’inclusion s’ancre, redéfinissant les contours du mannequinat d’aujourd’hui.

mannequin célèbre

nouvelle génération, nouveaux visages : qui sont les supermodels qui redéfinissent la mode aujourd’hui ?

La nouvelle génération de supermodels abolit les frontières entre mannequinat, influence et création. Désormais, défiler ne suffit plus : il s’agit d’imposer son style à chaque fashion week, de fédérer des millions d’abonnés sur Instagram, de porter une vision qui dépasse le simple podium.

Voici quelques figures qui incarnent ce changement et donnent le ton à la planète mode :

  • Kendall Jenner : figure de la génération digitale, elle enchaîne les fashion weeks de New York et de Milan, chaque passage influençant aussitôt les tendances.
  • Bella et Gigi Hadid : duo inséparable, elles traversent Los Angeles, New York et l’Europe, marquant chaque collection de leur empreinte.
  • Kaia Gerber : héritière mais surtout phénomène, elle impose un style affirmé, multiplie les éditos pour Vogue et s’installe au cœur du monde mode.
  • Hailey Bieber : par ses collaborations et sa présence massive sur les réseaux sociaux, elle réinvente le parcours de carrière mannequin et propose une esthétique renouvelée.

Impossible d’achever ce panorama sans mentionner Cara Delevingne. Actrice, muse, créatrice, elle s’impose par son énergie débordante et sa capacité à casser les codes. Aujourd’hui, les mannequins ne sont plus de simples vitrines : ils orchestrent, inspirent et fédèrent des communautés mondiales. Le visage du mannequinat a changé ; la mode, elle, poursuit sans relâche sa mue. Jusqu’où ira cette métamorphose ?

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